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LA SUISSE MOINS ATTRACTIVE POUR LES MULTINATIONALES

Comme écrit dans les colonnes du 24heures, suivant un rapport de McKinsey et de la Chambre de commerce Suisse – États-Unis, aidées d’economiesuisse et de SwissHoldings, la Suisse perd de son attractivité auprès des sociétés internationales. Aujourd’hui, il faut constater que la Suisse n’attire plus que 19% de ces sociétés quand il s’agit d’implanter leur siège social contre 50% en 1998.

En effet, la Suisse recule au 3e rang et se retrouve devancée par les Pays-Bas et l’Irlande. Mais pour quelles raisons les sociétés internationales ne trouvent-elles plus leur compte dans notre pays ?

On pourrait penser que la fiscalité soit le premier facteur qui motive ces holdings à détourner le regard de nos montagnes, lacs et autres bontés qu’offre notre pays aux ressources si variées. Pourtant, il n’en est rien, il faut plutôt regarder, selon les conclusions de ce rapport, du côté des ressources humaines natives et des permis de travail accordés aux résidents de pays tiers ainsi que de nos relations plus compliquées avec l’Union européenne.

Dans la mesure où la concurrence fait rage entre les entreprises pour recruter les meilleurs, les étudiants suisses ne suffisent plus, et ceci depuis de nombreuses années aux besoins de talents des multinationales. De surcroît, les contingents accordés aux cantons en matière de permis de travail se sont passablement restreints depuis 2015 à la suite de l’initiative lancée par l’UDC « contre l’immigration de masse » acceptée en février 2014.

Si bien que, quatre ans plus tard, la Suisse perd de son attractivité et donc des parts de marché, des revenus fiscaux et de la croissance suite à cet autogoal lancé par les initiants. Je me permets de rappeler que le Conseil fédéral ainsi que le parlement et tous les partis avaient recommandé le rejet de cette initiative de l’UDC. En revanche, quels sont les bienfaits de cette initiative ? Qui en ressort grandit et quelle catastrophe avons-nous évitée « grâce » à cette initiative ?

Finalement, je ne peux que constater deux choses. La première, c’est qu’il faut faire évoluer les objectifs de nos écoles obligatoires en écoles du succès et de la bienveillance pour nos enfants. Dans la mesure où ils sont remplis de talents, il nous faut les encourager à poursuivre des études post-obligatoires. Ensuite, il faut cesser de se refermer sans raison apparente et surtout au bénéfice de la peur de l’autre comme trop souvent véhiculée par l’UDC. En effet, nous ne pouvons que constater que quatre ans après cette initiative, les mesures misent en place par le Conseil fédéral pour faire suite à ce vote, ne bénéficie pas à la Suisse, pourtant si chère aux yeux des initiants.

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