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Retour sur l’université d’été du PLR Vaud : quelle santé demain?

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Retour sur l’université d’été du PLR Vaud. Quelle santé demain?

Socrate Platon Uni Athènes

La question épineuse de la finance des retraites et de la prise en charge médicale des personnes âgées a eu le mérite de délier les langues et de voir des seniors pleins de verve monter au créneau ! « Plus de dialogue, moins de médicaments ! » serait, en substance, la requête de nos aînés présents lors du débat.

Merci à Tristan Gratier, directeur de Pro Senectute, pour son exposé stimulant pour animer la discussion. En 2030, deux personnes environ travailleront pour un retraité. Cette statistique démontre ce que tout le monde sait déjà : la population vieillissante grandit, alors que celle des jeunes actifs s’amenuise. Baisser les coûts de la santé toucherait en premier lieu le salaire du personnel soignant en EMS (80 % des dépenses). Le 60 % de la facture sociale est alloué aux personnes âgées. S’attaquer à la hausse des coûts passe donc par des mesures, qui, sans être des miracles, pourraient alléger les dépenses du social et de la santé. Quelques pistes :

–  améliorer la circulation des informations entre les différents acteurs du domaine de la santé, (médecins, personnel soignant et pharmaciens). Centraliser les données en les numérisant (Big Data) aurait le mérite de faire gagner du temps et de l’argent aux prestataires de soins, avec le risque d’intrusion dans la sphère privée du patient ;

–  engager des bénévoles administratifs afin qu’ils aident les seniors dans la gestion des courriers, des factures, du budget quotidien. Cette mesure aurait également le mérite de renforcer le lien social, lequel pourrait être un rempart contre la hausse des coûts.

 

Enfin, une question de société : l’individu est-il capable de s’autolimiter dans sa demande de soins? Vouloir le meilleur pour soi n’est pas incompatible avec l’exigence de responsabilité. Celle-ci recommande plutôt d’insérer nos seniors dans un circuit d’activités, ce qui leur enlèverait le sentiment de leur inutilité. Ici serait le remède, car, au fond, la recherche du bonheur n’a pas d’âge.

Cet article a été publié dans le journal « Tribune » du mois de septembre 2017

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